Lors des questions au gouvernement au Sénat, la présidente du groupe RDSE, Maryse Carrère, a interpellé le Premier ministre Sébastien Lecornu sur les conséquences économiques et sociales de la guerre au Moyen-Orient, dans un contexte de fortes tensions internationales et de hausse des prix de l’énergie.
À l’ouverture des questions d’actualité au gouvernement, Gérard Larcher a rendu un hommage solennel à l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, décédé le 23 mars à l’âge de 88 ans, saluant un homme d’État qui a profondément marqué la vie politique française.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a présenté un projet de loi visant à renforcer la réponse de l’État face à plusieurs formes de délinquance, des rodéos urbains aux mortiers d’artifice. Examiné ce mercredi en Conseil des ministres, le texte prévoit un durcissement des sanctions et de nouveaux moyens pour les forces de sécurité.
Face à la flambée des loyers commerciaux et à la multiplication des locaux vacants, la sénatrice socialiste du Nord, Audrey Linkenheld, propose d’instaurer un encadrement ciblé des loyers dans certaines zones fragilisées. Inspirée de l’encadrement des loyers d’habitation, sa proposition de loi vise à protéger les commerçants tout en fournissant aux propriétaires une référence objective. Le texte sera débattu en séance publique au Sénat le 25 mars.
En janvier 2026, le Sénat a rejeté une proposition de loi socialiste visant à donner un véritable statut aux accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), en les intégrant à la fonction publique. Soutenue par l’ensemble de la gauche sénatoriale, dont la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly, très engagée sur ce sujet, cette proposition n’a pas abouti. Un nouveau revers pour les AESH, ces accompagnants piliers de l’école inclusive, mais aussi pour les milliers de familles d’enfants en situation de handicap.
Adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, la proposition de loi visant à protéger les personnes menacées par les réseaux de criminalité organisée sera examinée au Sénat le 7 mai, à l’initiative du sénateur écologiste Guy Benarroche. Inspiré par l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, le texte entend combler un angle mort : protéger administrativement et socialement celles et ceux qui s’exposent en dénonçant le narcotrafic, sans être engagés dans une procédure judiciaire.